Stationnement : la bonne idée de la maire de Paris plombée par les bugs informatiques et l’entêtement du maire de Colmar

La Fédération nationale des infirmiers (FNI) a soulevé depuis plusieurs mois la problématique du stationnement des IDEL dans les villes et alerté les pouvoirs publics à ce sujet. Alors que le caducée permettait de stationner en toute quiétude, plusieurs municipalités avaient brutalement décidé de remettre en cause la gratuité de stationnement pour les professionnels de santé libéraux. Après plusieurs mois de discussions, les syndicats départementaux de la FNI commencent à obtenir des solutions, comme à Paris. En revanche, certaines municipalités entendent imposer le stationnement payant ; Colmar en est l’exemple.À Paris, grâce à la ténacité de la FNI, depuis le 1er janvier, les IDEL peuvent bénéficier de la carte « PRO Soins à Domicile». Celle-ci leur permet de stationner gratuitement pendant la durée de leurs visites au domicile des patients… une fois que le dispositif d’obtention de cette fameuse carte sera réellement opérationnel. Malgré la bonne volonté de la maire de Paris, qu’il faut saluer, tout n’est pas encore complètement réglé. La procédure d’obtention de la carte, qui devrait se faire en ligne, ne fonctionne pas de façon optimale… et du coup, il faut en passer par le papier, ce qui génère des retards. Consciente des difficultés, la mairie de Paris annonce qu’elle fera preuve de la « plus grande mansuétude » envers les IDEL qui auraient été verbalisés. À 35 € le PV de stationnement, il vaut mieux. La FNI, qui a alerté Anne Hidalgo de cette difficulté, y veillera.

Changement de décor et de ton à Colmar : la ville entend faire payer un forfait de 300 € aux infirmiers qui visitent leurs patients en centre-ville et n’en démord pas. Pour la FNI, il s’agit d’une pénalisation inacceptable et injustifiée des soignants qui se voient imposer une taxation de leur activité à domicile. Contrairement à sa collègue parisienne, le maire de Colmar a refusé de recevoir les représentants de la profession et a écarté toute possibilité de dialogue.

La FNI s’oppose catégoriquement à la taxation de l’activité libérale et du maintien à domicile par les municipalités, lesquelles sont par ailleurs les premières à se plaindre du manque de soignants ! Le syndicat vient d’écrire au maire de Colmar pour jouer les bons offices et tenter une ultime médiation avant le déclenchement d’actions locales de protestation. À suivre…

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