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HAD Plage : La réponse d’Isa Lala !

Comment répondre à une HAD qui, à l’approche des vacances, cherche à respecter son obligation de continuité des soins, alors que son personnel salarié a déjà posé ses congés payés ?
C’est une belle réponse que les adhérents FNI ont pu croiser sur les réseaux sociaux et nous ont signalée. Merci à Isa Lala de nous autoriser à le diffuser, elle sera utile à nombreux collègues !

C’est sur Facebook que des adhérents FNI nous ont signalé un courrier qu’une IDEL a envoyé en réponse à une HAD qui lui a envoyé un courrier demandant de lui donner ses disponibilités pour travailler avec eux pendant la période estivale, sa réponse ne manque pas de mordant ! :

“Madame,

Je vous remercie de votre courrier du 9 juin dans lequel vous me demandez mes disponibilités afin de prendre en charge vos patients hospitalisés au sein de votre HAD.

Des consoeurs m’ont expliqué que certains de ces patients étaient déjà suivis par des infirmières de mon secteur et que vous n’avez pas obtenu leur accord avant de les confier à une autre équipe soignante.
Vous comprendrez que notre Code de Déontologie Infirmier m’empêche de détourner les patients d’autres consoeurs.

Enfin, je suis un peu étonnée que vous ne respectiez pas l’obligation de continuité des soins avec vos équipes salariées. Vous auriez peut-être dû prévoir cela avant d’accepter toutes ces prises en charge ?

Évidemment, par manque de personnel salarié de votre structure qui ont droit à des congès payés – contrairement à nous – je comprends que vous ne pourrez pas assurer ces soins. Mais je vous rappelle que vous êtes un service hospitalier soumis aux mêmes obligations que les autres établissements : pourquoi ne faites vous pas appel à des vacataires ou des intérimaires ? J’imagine que le coût est bien supérieur à l’intervention d’une IDEL…

Aussi, je tiens à vous rappeler que nous ne sommes pas une « variable d’ajustement » de vos plannings disponible pour régler vos problèmes d’effectifs estivaux, n’ayant ni droit aux congés payés ni à des indemnités de précarité…

Aussi, mes collègues et moi-même sommes étonnés de cet aveu d’impossibilité structurelle de votre HAD à maintenir l’obligation de continuité des soins !

Je finirai en vous rappelant que les IDEL sont les piliers de la prise en charge des patients à leur domicile, et le sont pour un coût pour la société bien moindre que vos services.

Veuillez recevoir, chère consoeur, l’expression de mes sentiments respectueux.

PS : Sauf erreur de ma part, il me semble que vous n’êtes pas inscrite à l’annuaire de l’Ordre Infirmier.
Je vous rappelle par conséquent que l’exercice illégal de la profession d’infirmier ou d’infirmière est puni, selon l’article L.4314-4 du CSP, de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.”

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