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Déserts médicaux : libérons la capacité d’initiative des IDEL pour renforcer l’offre de soins !

Le plan anti déserts médicaux du gouvernement comporte également des mesures qui impactent directement l’exercice libéral infirmier. Encore faudrait-il qu’elles aillent dans le sens de l’activité libérale.
Si la FNI a salué la volonté de mettre en œuvre de « nouveaux protocoles de coopération simplifiés entre professionnels de santé » elle souhaite que, contrairement à certaines mesures découlant de la loi Bachelot, ils permettent de construire des coopérations fondées, non plus sur le seul transfert de tâches, mais sur la recherche de zones de compétences partagées.

Pour rappel, les IDEL peuvent déjà agir dans le cadre d’une protocolisation, c’est le cas notamment pour l’adaptation des doses d’insuline. Aussi, la FNI invite le Gouvernement à aller plus loin et lui propose de prendre une initiative qui pourrait avoir un effet immédiat sur la permanence des soins et l’engorgement des services d’urgences hospitaliers, en développant des protocoles calqués sur le modèle de ceux appliqués aux soins infirmiers d’urgence chez les Sapeurs Pompiers. Cette modalité d’exercice des infirmières hors présence médicale permettrait d’apporter un renfort considérable dans le cadre de la permanence et soins et plus encore dans les zones sous-médicalisées dans le cadre d’une vision rénovée de l’organisation des soins. Avec un maillage territorial dense, les IDEL sont organisés pour répondre aux demandes et assurer une continuité des soins 7j/7 et 24h/24. Prévues par le Code de la Santé, ces mesures pourraient être décidées et mise en œuvre rapidement.

De même, la FNI souhaite que les IDEL soient encouragées pour s’emparer davantage de la télémédecine et la télé-expertise.

Par ailleurs, on peut s’étonner de voir le modèle ASALEE porté aux nues par le Gouvernement, ce modèle étant peu compatible avec un exercice libéral et très coûteux (environ 800 millions d’euros par an). Mais surtout il repose sur des emplois infirmiers postés salariés sous l’autorité du médecin et dans le cabinet médical de celui-ci. On voit mal dans ces conditions en quoi ASALEE pourra répondre aux enjeux de la proximité, du maintien à domicile et de la continuité des soins.

C’est pourquoi la FNI a appelé le gouvernement à investir sur les infirmières libérales et la coordination des soins en accélérant la négociation d’un nouvel ACIP, et à libérer leur capacité d’initiative pour innover et renforcer l’offre de soins dans les territoires.

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